Lundi 7 mai 2012
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Après vingt-quatre ans passés en prison pour le meurtre d’une fillette à Los Angeles, Jason Jessup, ancien conducteur de dépanneuse, vient de
retrouver sa liberté suite à une décision juridique. Un test ADN paraît l’innocenter. D’habitude avocat de la défense, Mickey Haller est saisi pour plaider cette fois du côté de l’accusation.
Persuadé de la culpabilité de Jessup, il accepte, assisté comme enquêteur par l’ombrageux inspecteur Harry Bosch, son demi-frère.
Avec ce polar retors, où il décrit en expert la machine américaine et ses dérapages Michael Connelly s’en donne à cœur joie. Seizième enquête
d'Harry Bosch, Volte Face est en fait inspiré d'une histoire vraie arrivée à deux des "connaissances" de Michael Connelly, ancien journaliste à Los Angeles, qui, bien que vivant
désormais en Floride, revient volontiers humer l'ambiance de la Cité des Anges où se déroulent la plupart de ses intrigues. Après le très décevant "Les 9 dragons" paru en 2011 dont une partie de
l'action se déroulait à Hong-Kong (qui resort en poche), l'écrivain a retrouvé l'inspiration avec un roman ancré dans la réalité qui est moins un polar qu'un livre de prétoire comme les
affectionne John Grisham. C'est parfois un peu bavard, et inutilement détaillé, et le "méchant" ne reste qu'une silhouette esquissée, mais on se laisse emporter par le rythme jusqu'au dénouement
final, qui bien sûr n'en est pas un.
Frédérick Rapilly
THRILLER. Editions Calmann-Lévy, 440 p., 21,5 E
Taux de satisfaction : 85 %
Par thrillermaniac
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Publié dans : Polar
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Vendredi 23 mars 2012
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10:57
Début des années 90, en Bretagne... Des soldats disparaissent autour de la base de Saint-Cyr à Coëtquidan. Désertions
en série ou... autre chose ? La Grande Muette décide de faire appel à un de ses réservistes, le lieutenant Geoffroy de la Roche, psychologue dans le civil, non pas pour enquêter mais
pour rassurer les troufions et leurs familles. Surtout, pas de vagues ! Tout doit être géré, réglé entre gens d'uniformes. Mais, car il y a forcément un mais... Le lieutenant de la Roche aime
bien poser des questions et se poser des questions, d'autant que son grand frère a disparu dans des circonstances similaires dix ans plus tôt du côté de Mourmelon. Voilà pour le cadre de ce
nouveau roman de Marc Charuel, journaliste à Valeurs Actuelles et ancien grand reporter, déjà auteur en 2011 du terrifiant "Le jour où tu dois mourir."
Avec ce livre, Marc Charuel nous plonge dans un milieu méconnu, qui cultive l'entre-soi et ses traditions jusqu'à
l'entêtement, celui de l'armée. La période arrêtée par l'auteur n'est pas anodine puisqu'il choisit le début des années 90 avec la fin du service militaire obligatoire qui instituait de
facto une entité à deux vitesses, l'armée de métier et... les autres. Pour la connaître un peu, je trouve que l'atmosphère "Don't ask, don't tell" est assez bien rendue ainsi que l'ennui qui
flotte tout au long de ses journées de service, le côté ubuesque de l'armée dont certains cadres se comportent comme des autruches plutôt que comme des foudres de guerre, plus soucieux de leur
avancement que de leurs hommes. En s'inspirant de l'affaire des "disparus de Mourmelon", Marc Charuel a choisi un sujet fort qu'il transpose sur fond de guerre en Yougoslavie. On plonge dans cet
univers très noir, limite glauque (l'auteur adore parfois jusqu'à la complaisance les scènes ultra-gore, elles étaient déjà très présentes dans son premier roman). L'écriture est fluide, très
visuelle. Les personnages féminins sont toujours en arrière-plan, comme si Marc Charuel était moins à l'aise avec eux. J'ai dévoré le premier tiers du roman, rétrogradé un peu avant de repartir
et de vraiment levé le pied sur la fin qui m'a semblé manquer de cohérence et partir très loin, beaucoup trop loin, et chercher des rebondissements à n'en plus finir. J'ai même refermé le bouquin
en me disant : "Non, pas ça !" Un peu de serrage de boulons avec l'éditeur aurait été bénéfique. Voilà pour les reproches, sinon ces "Soldats de papier" forment un nouveau thriller
ultra-réaliste, original et particucièrement dérangeant.
F.R.
THRILLER. Editions Albin Michel, 457 pages, 21 E
Indice de satisfaction : 75 % 






Par thrillermaniac
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Publié dans : Polar
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Vendredi 23 mars 2012
5
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/2012
05:57
Le fleuve Niger et ses eaux noires… C’est là qu'un missionaire, le père David a installé son orphelinat, seul
véritable îlot d’espoir dans cette région du Nigeria dévastée par l’exploitation du pétrole et les guerres entre factions rivales. Un soir de déluge, une femme qui dit bien le connaître
se présente avec Naïs, une fillette pas tout à fait comme les autres. S’appuyant sur des faits réels, Aurélien Molas (déjà remarqué avec « La Onzième Plaie ») bâtit un suspense étouffant dont le personnage principal est… l’Afrique. On ressort essoré de ce thriller singulier qui s’achève dans le tumulte, la fureur et le
sang.
J'avais entendu parler de çi, de là, d'Aurélien Molas avec "La Onzième Plaie." Je découvre donc ce jeune auteur avec
son 2ème roman dont je trouve l'écriture ultra-maîtrisée et dont les thèmes et l'envie d'ailleurs m'ont fait penser à certains thrillers de Jean-Christophe Grangé sans le côté
ésotérique. J'ai moins aimé l'intrigue en elle-même dont j'ai trouvé le dénouement peu passionnant, ainsi que les personnages. J'ai même dû me faire des fiches mentales pour distinguer les trois
"méchants", et revenir dans ma lecture pour être sûr de savoir qui était qui. En fait, la grande réussite de ce livre, c'est surtout le dépaysement complet dans lequel il vous entraîne. La
prochaine étape, me procurer "La Onzième Plaie" pour poursuivre mes lectures avec cet auteur plus que prometteur.
F. R.
THRILLER. Editions Albin Michel, 528 p., 22 E
Indice de satisfaction : 70 % 







Par thrillermaniac
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Publié dans : Thriller
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Dimanche 4 mars 2012
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23:30
Tom Costa, c'est un peu Han Solo dans Star Wars... Cette tête de lard ne se sent bien que dans les airs aux commandes d'une drôle de machine volante. Quelques dizaines d'années
après l'an 2000, la France ne se porte pas très bien, ni le reste du monde d'ailleurs... Pour ce que l'on en sait ! Dans le département de la Seine-Et-Marne, à l'Est de Paris, des bandes de
chasseurs pilleurs baptisés les H-M ("Hors Murs") gravitent autour des anciennes villes de Meaux et Provins où les populations vivent ou plutôt..survivent, retranchées en communautés armées et
autonomes. Les plus malins monnayent leur savoir-faire écolo pour faire pousser des légumes ou distiller le carburant qui manque de plus en plus pour se déplacer (sauf pour les plus riches !).
Après avoir survécu à un atterissage d'urgence et à la vindicte des H-M, Costa se retrouve sollicité par les hommes du maire de Pontault pour former de nouveaux pilotes car des rumeurs
inquiétantes proviennent du Nord. Des hommes vêtus de noirs, surarmés, parlant une langue gutturale inconnue, éliminent tous ceux qu'ils rencontrent sur leur passage. Une nuée morbide ou plutôt
une armée sortie des enfers qui ne laisse que des cadavres dans son sillage. Une véritable horde... Entouré de quelques emmerdeurs du même acabit que lui, Costa se retrouve bombardé chef d'une
improbable escadrille, composée de bric et de broc. Que veulent les "noirs" ? Qui les dirigent ? D'où viennent-ils ?
Après avoir lu l'enthousiasmant "Pilleurs d'Âmes" (Prix Rosny Aîné 2011), un roman qui n'hésitait pas à mélanger l'univers de "Prédator" à celui de "Pirates des Caraïbes", je me
demandais quelles nouvelles trouvailles avaient imaginé Laurent Whale pour ce roman qui est en fait un réédition augmentée/améliorée d'un ouvrage déjà paru chez Rivière Blanche. Là, on plonge
dans l'anticipation la plus noire doublée d'une sorte de roman d'aventures/thriller sans temps mort qui se déguste chapitre après chapitre, nuit après nuit (pour ma part). Un mélange
savoureux entre "Malevil", le chef-d'oeuvre post-apocalytique de Robert Merle paru en 1972 et un épisode cross-over de "La Guerre des Etoiles" et de "Mad Max" pour les obsessions de
pilotage (avions, ULM, hélicos, motos...) qui animent les principaux héros de "Les Etoiles s'en Balancent..." résolus à en découdre avec les envahisseurs venus du Nord. Laurent Whale digère
habilement toutes ses influences, évoque sans jamais l'écrire l'Holocauste et la Solution Finale, et donne à ses personnages de véritables moments de bravoures grâce à une écriture fluide,
imagée, très cinématographique, toujours chargée d'une dose d'ironie ou plutôt d'autodérision. On referme ce livre avec une pointe de dépit en espérant une suite. Un mini bémol : l'épilogue est
vraiment de trop.
Frédérick Rapilly
THRILLER ANTICIPATION. Trésors de Rivière Blanche (Editions Critic), 396 p., 23,5 E 








Indice de satisfaction : 82 %

Par thrillermaniac
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Publié dans : Thriller anticipation
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Vendredi 17 février 2012
5
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/2012
15:23
Il y a quinze ans déjà, un tueur en série connu sous le nom de "Tanneur" officiait dans les rues de Lyon. Il abandonnait le corps de ses victimes (neuf au total !),
enmailloté dans un cocon de peaux prélevées sur sa précédente proie. Un travail minutieux, au savoir-faire digne d'un véritable tanneur, d'où ce sinistre surnom. Sylvie Branetti, capitaine de
police, ne s'est jamais remise de sa rencontre avec le tueur. Sa fille a disparu à cette époque. Est-elle encore en vie ? Ou le "Tanneur" s'est-il occupée de la jeune femme comme il en avait
menacée sa mère ? Entre des séances d'hypnose chez son psy et d'étranges rencontres avec une diseuse de bonne aventure, la fliquette tente de remonter la pente et de rétablir un semblant
d'équilibre psychologique. Jusqu'à ce que les meurtres reprennent... Tout bascule de nouveau. Sylvie Branetti se prend son passé dans la gueule. D'autant que le tueur la menace directement...
Je ne connaissais pas cet auteur. En furetant sur le Net, j'ai découvert que "L'Apparence de la Chair" n'était pas son premier roman mais son cinquième. Efficace, ce polar
psychologique vous embarque très rapidement dans son intrigue avec des personnages assez identifiables sans être trop manichéens. Les parties concernant le tueur et son modus operandi étant
particulièrement "saignantes." Peu à peu s'installe une atmosphère assez trouble, propice à une intrigue complexe dans l'esprit des romans de Jean-Christophe Grangié ou Frank Thilliez (qui a
d'ailleurs rédigé la préface), mais j'ai calé. Oui, désolé...Au deux tiers du livre (page 290 très exactement) ayant anticipé trop vite sur la fin. Je ne vous la dévoilerai pas ici pour ne pas
gâcher le plaisir du lecteur. J'ai été jusqu'au bout des 407 pages mais sans grand enthousiasme. Un peu déçu... Comme si la révélation finale n'en était pas une. Pourtant, le style nerveux,
dialogué, sans fioriture, est plaisant. Pas découragé, j'ai bien l'intention de lire un ou deux des précédents romans de l'auteur dans les mois qui viennent, un Lyonnais qui se présente comme
consultant en systèmes d'informations....
Frédérick Rapilly
POLICIER. Editions du Toucan, 407 pages, 9,95 E. 







Indice de satisfaction : 58 %
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Caillot
Par thrillermaniac
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Publié dans : Polar
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