Lucia / Bernard Minier

Lucia / Bernard Minier

Lucia / Bernard Minier

 

 

…. C’EST QUOI L’HISTOIRE ?

 

Un flic crucifié de façon abracadabrantesque, découvert dans une ambiance de fin du monde. Plusieurs meurtres concernant des couples, dénudés, mis en scène comme s’il s’agissait de peintures anciennes, un enfant disparu près d’un tunnel, et au milieu de ce maxi bordel une flic. Elle se nomme Lucia Guerrero, trimballe un putain de caractère (Peut-on trimballer un caractère ? Oui ? Non ? Zobi, vous aurez compris l’image), un gosse aussi mais que son ex-mec élève désormais avec sa nouvelle compagne. Ah… Lucia a aussi réussi à mettre la main récemment sur un salopard armé d’un marteau, se dissimulant sous une perruque blonde pour mieux tromper ses victimes. Le type aurait été un peu malmené lors de son arrestation, pas tout à fait conforme aux canons de la procédure policière ibérique. Et tout cela se déroule en Espagne, plus ou moins du côté de Salamanque. Voilà pour les faits…

 

 

… ET (SURTOUT) C’EST COMMENT ?

 

Différent. Oui, différent, car Bernard Minier passe les Pyrénées pour aller explorer un pays dont il est plus que familier, surtout auquel il est attaché pour de multiples raisons. D’où son héroïne… Una chica guapa mais têtue de chez têtue. L’écriture est efficace, ultra imagée et très référencée, avec un côté cinématographique. Les descriptions de la ville universitaire de Salamanque, très présente dans l’intrigue, son atmosphère, m’ont renvoyées – à tort ou à raison - à une lecture ancienne : celle d’Hannibal, la suite du Silence des Agneaux par l’écrivain Thomas Harris, publiée en 1999. Mais, est-ce que j’ai aimé ce nouveau bouquin de Bernard Minier ? Oui… Et non. Oui, parce que le cadre est grandiose, et qu’il sait mettre en place des éléments intrigants, effrayants, palpitants, qui donnent envie d’en savoir plus. Oui, parce que ces nouveaux personnages, en particulier Lucia, sont attachants. Et même « attachiante » (toujours Lucia). Mais alors pourquoi ce léger désappointement, ce petit bémol ? L’intrigue ! L’intrigue ! L’intrigue ! Et son dénouement ! Pas beaucoup de surprise(s), trop de bric-à-brac superposé, de machin-truc manipulé par trucmuche, et de pistes à moitié ouvertes et fermées à la va-vite. Et puis l’impression que l’enquête n’a pas été bouclée en refermant le livre. Pourtant, je l’aime bien cette Lucia, et je la retrouverai avec plaisir dans un prochain opus, mais trop de choses sont laissées en suspens.

 

Frédérick Rapilly

 

Cote d’amour = 60 %

 

Thriller. Lucia, XO Éditions, 474 pages, 22,90 Euros

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog