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Rachel Abbott : « Chaque jour, j’imaginais de nouveaux meurtres dans les embouteillages. »

  • FRAP

INTERVIEW. Avant d’écrire des romans policiers très psy, Rachel Abbott, 67 ans, a eu une autre vie bien remplie sous un autre nom (voir plus bas dans l’interview) : analyse de systèmes informatiques, puis chef d’entreprise. Installée sur une île avec vue sur les côtes françaises, cette auteure british « pure juice » (elle est de Manchester) signe des polars a priori sans prétention mais aux intrigues démoniaques, comme son dernier sombre bébé Ce qui ne tue pas (Editions Belfond). Explications avec l’intéressée, qui sous ses allures de bonnes vivantes, dissimule de drôles de pensées. Imaginez, pendant des années, elle a élaboré des meurtres pendant ses trajets en voiture entre sa maison et son boulot. Et rebelote, le soir au retour.   

 

 

Où écrivez-vous ? Avez-vous un endroit spécial et si oui, à quoi ressemble-t-il ?

 

Ma maison est un ancien fort de style victorien situé sur l’île d’Alderney (Aurigny), tout à côté des côtes françaises même si l’on y parle anglais. Sur la propriété, nous avons beaucoup de petits bâtiments, y compris des bunkers datant de la Seconde Guerre Mondiale. Mon bureau est dans le jardin, à l’intérieur d’une ancienne réserve de poudre, et toujours de style victorien. C’est une pièce tout en longueur avec un plafond en forme arrondie. J’ai toute l’espace qu’il me faut pour ma table de bureau et mon ordinateur. Et bien sûr, il est garni de centaines de livres dans des étagères.

La vue n’est pas terrible, les fenêtres sont petites et les murs font 1,5 mètres d’épaisseur, si bien que je ne fais qu’apercevoir le jardin. Mais partout, dès que je sors, je peux voir la mer, qui nous entoure sur trois côtés de la maison.

 

Avez-vous des rituels d’écriture ? Des trucs dont vous vous servez pour être de bonne humeur devant votre ordinateur, du genre écouter de la musique, allumer des bougies parfumées ou lancer une sort en en entrant dans la pièce ?

 

Je n’écoute pas de musique parce qu’elle modifie mon humeur. Par exemple, si j’étais en train d’écrire des scènes un peu intenses, je saurais quoi écouter, mais à chaque fois que je débuterai un nouveau chapitre, il faudrait que je change la musique. Ca ne me convient pas.

J’essaie d’écrire tous les jours, quel que soit mon humeur, sinon cela devient vite facile de se dire « Aujourd’hui, ce n’est pas le bon jour » et très vite, tous ces jours s’enchaînent. Alors, je me concentre, et si ce que j’ai écris n’est pas terrible, je l’efface. Mais en général, il y a toujours quelque chose à sauver, même un mauvais jour d’écriture.

 

Quand écrivez-vous ? Le jour, la nuit ? A n’importe quel moment ?

 

J’écris dans la journée mais il m’arrive de « comploter » ou plutôt de ruminer tard dans la nuit et de me lever encore plus tard le matin. Les mots me viennent facilement, mais définir qui fait quoi, quand, et pourquoi me prend beaucoup de temps, et généralement quand j’ai l’esprit tranquille.

 

Comment créez-vous vos personnages ? Est-ce que vous les avez rencontré dans la vraie vie ? Je veux dire, est-ce que vous prenez des gens bien réels pour les glisser dans vos livres ?

 

Je pense qu’il y a toujours des bouts de personnes bien réels dans mes histoires parce que ce n’est qu’en rencontrant et en apprenant à connaître des gens que je peux identifier clairement des traits de caractère. Mais je n’ai jamais utilisé une personne en entier, juste certaines facettes.

Je passe beaucoup de temps à travailler sur mes personnages, depuis leur background jusqu’à ce qu’ils aiment manger ou boire. Je me sers aussi souvent d’une photo de quelqu’un qui pourrait correspondre au  rôle, comme une pense-bête pour garder une image très claire du personnage dans mon esprit.

 

Qu’est-ce qui vient d’abord : l’histoire ou les personnages ?

 

Je m’occupe d’abord de ce que je nomme les prémisses : autour de quoi va tourner mon histoire. Souvent, ce n’est pas plus qu’une phrase. Puis, je la développe sur plusieurs paragraphes pour avoir une idée plus précise. Ensuite, je commence à travailler sur les personnages. J’ai besoin de les comprendre pour que l’histoire soit construite avec eux. Quand je commence à écrire, ce sont toujours les personnages qui déterminent les mouvements à venir, l’évolution de l’intrigue.

 

 

Quand vous commencez un roman, connaissez-vous sa fin ?

 

Généralement, je crois connaître la fin mais quand j’y arrive, elle a presque toujours été modifiée.  Une fois encore, c’est dû aux personnages qui m’emmènent dans une direction ou dans une autre. Il m’arrive de ne même pas vraiment savoir comment un roman vase conclure avant d’avoir entamé l’écriture du tout dernier chapitre.

 

Vous souvenez-vous du jour précise où vous avez décidé d’écrire votre premier roman publié ?

 

C’était pendant un dîner avec le président de ma société. Je lui ai dit que je voulais la vendre et il m’a demandé ce que je voulais faire après. J’ai répondu : « Je vais écrire un livre. » Au moment où les mots sont sortis de ma bouche, c’était vraiment la toute première fois que j’y pensais. Mais j’ai aussitôt su que j’y arriverai un jour. Nous n’avons pas vendu la société tout de suite, et même après la transaction, j’ai continué à travailler avec les gens qui l’avaient acheté. Mais chaque jour, j’allais au boulot en pensant à mon histoire. Je raconte souvent aux gens qu’imaginer l’élaboration de nouveaux meurtres chaque jour m’a aidé à supporter les embouteillages.

 

Pourquoi écrivez-vous sous un pseudonyme et pas votre vrai nom ?

 

Au début, je craignais que mon premier roman soit un désastre, et je me suis dit que personne n’avait besoin de savoir que c’était moi. Bien sûr, cela n’a pas marché puisque j’ai demandé à tous les gens que je connaissais s’ils ne voulaient pas l’acheter ! Mais la vraie raison, c’est que je pense que mon vrai nom, Sheila Rodgers, est un peu ennuyeux. Je cherchais quelque chose qui sonne mieux et j’ai toujours voulu m’appeler Rachel.

 

 

Eprouvez-vous le besoin de visiter les endroits que vous décrivez comme le ferait une journaliste ?

 

J’aime bien si j’en ai l’occasion. Plusieurs de mes livres sont situés à Manchester où j’ai grandi. J’ai aussi une sœur qui vit encore là-bas, et il m’arrive de la persuader de sortir avec son appareil pour prendre des photos et me les envoyer. Pour mes romans dans les Cornouailles, j’y ai passé quelques temps avec mon mari et mon appareil photo, à crapahuter le long du sentier côtier jusqu’à ce que je déniche l’endroit idéal pour l’intrigue. Ce qui est intéressant, c’est que cela aussi a nourri mon écriture en me permettant d’y ajouter des nuances, des descriptions, comme ces chemins venteux, couverts de végétation. Aussi sombres que lugubres. Ils ont beaucoup influencé l’atmosphère de mon prochain roman.

 

Vous écrivez des romans criminels. Diriez-vous que vous êtes fascinée par le « démon » ? Et si oui, pourquoi ?

 

Je suis plutôt fascinée par la nature humaine, ce qui est pour moi très différent. Je pense que les gens peuvent faire des choses très éloignés de ce que l’on croit être leur personnalité. Ils peuvent être poussés à faire ces choses par les circonstances, ou parce qu’ils protègent quelqu’un qu’ils aiment. Et à côté de cela, il y a ces personnes qui se bagarrent pour comprendre la différence entre le bien et le mal, et ceux-là m’intriguent. Si je pouvais tout recommencer, j’aurais bien aimé devenir psychologue car, chaque fois que je fais des recherches pour mes livres, je tombe sur quelque chose de nouveau sur le fonctionnement du cerveau, et la façon dont les gens se comportent. Et ce n’est pas toujours pour le meilleur de l’Humanité.

 

 

Y-a-t-il une chance de voir l’un de vos livres prendre vie sur écran, à la télé ou au cinéma ?

 

J’aimerai bien mais je n’écris pas avec cette idée en tête. Je pense « livres », et comme il y est souvent question de procédures de police, ils ne paraissent pas forcément transposables sur un écran, petit ou grand. Plusieurs fois, des options ont été posées sur mes romans mais pour le moment, aucune n’a aboutie.

 

De quoi s’agira-t-il dans votre prochain roman ?

 

La prochaine histoire tourne autour d’un groupe d’ami qui se retrouve en Cornouailles à l’occasion d’un mariage. Mais la nuit précédant la cérémonie, une tragédie va arriver. Un an après, ils sont réinvités sans comprendre pourquoi. Pourquoi célébrer l’anniversaire d’un drame ? Quand ils arrivent, on leur apprend qu’ils vont tous participer pendant la nuit à un jeu : The Murder Game.

 

 

Interview Frédérick Rapilly (juillet 2019)

 

Rachel Abbott a publié cinq romans en France, tous parus chez Belfond.

 

 

 

 

Rachel Abbott : « Chaque jour, j’imaginais de nouveaux meurtres dans les embouteillages. »
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My life was destroyed when my husband sent me packing, after 17 years we have been together. I was lost and helpless after trying so many ways to get my husband back to me. One day at work, I was distracted, not knowing that my boss called me, so he sat and asked me what it was all about, I told him and he smiled and said it was no problem. I never understood what he meant by it was no problem getting back my husband, he said he used a spell to get back his wife when she left him for another man, and now they are together till date and initially I was shocked hearing something from my boss. He gave me an email address of the DR akhigbe which helped him get his wife back, I never believed that this would work, but I had no choice coming into contact with the sayings that I get done, and he asked for my information and that my husband was able to propose to throw him the spell and I sent him the details, but after two days, my mother called me that my husband was pleading that he wants me back, I never believed, because it was just a dream and I had to rush off to my mother's place and to my greatest surprise, was kneeling my husband beg me for forgiveness that he wants me and the child back home, when I gave DR Akhigbe a conversation regarding sudden change of my husband and he made clear to me that my husband will love me until the end of the world, that he will never leave for another woman. Now me and my husband is back together and started doing funny things he has not done before, he makes me happy and do what it is supposed to do as a man without nagging. Please if you need help of any kind help, please contact DR Akhigbe for help. His email is doctorakhigberemedies@gmail.com or call him on whatsapp +2347011935631 you can as well follow him on IG @dr_akhigbe_remedies11<br /> website; https://doctorakhigberemed.wixsite.com/doctorakhigberemedie
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F
Mon mari est rentré à la maison. Nous assistons actuellement à des séances de conseil, à la prière, à la lecture de dévotions et à l'assistance à l'église. Il m'a dit qu'il était désolé pour la façon dont il m'a fait mal et qu'il m'aime vraiment. Je suis toujours debout pour mon mari et pour les épouses qui attendent que leurs prodigues reviennent à la maison! contactez le Dr Okosu et il restaurera votre mariage comme il l’a fait pour moi.<br /> <br /> Son email est drokosu01@gmail.com ou whatsApp +2348119663571
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