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Thrillermaniac

Thrillermaniac

Ce blog est consacré aux polars, thrillers et romans noirs, français ou étrangers. Je publie aussi régulièrement des interviews d'auteurs. Coups de coeur, et parfois (c'est rare !), coups d'aigreur. N'hésitez pas à me laisser des commentaires ! ;-)


Sandra Martineau : « Mon premier souvenir marquant ? Amityville ! »

Publié par Frédérick Rapilly sur 27 Avril 2015, 02:59am

Catégories : #thriller, #Interview, #Thriller, #polar, #France, #roman noir

INTERVIEW. Sur les salons, cette bretonne de Saint-Brieuc est toujours de bonne humeur. Grand, mais vraiment grand sourire, et toujours un paquet de bonbons (grand auss) à portée de main pour les ami(es). Dans Les Blessures du Silence (Editions Sixto, paru en 2013), son 3ème roman, elle s’intéressait à la disparition d’Alice sur une route de la Sarthe, et lançait sur cette affaire, Yohann, un jeune journaliste ambitieux dont les cauchemars récurrents le ramène à une scène de noyade. Un oppressant polar/thriller dont l’idée lui est venu après un incident à la campagne dans lequel elle s’est retrouvée impliquée

Quel est ton premier souvenir marquant de lecture ?

Amityville (de Jay Anson) ou comment j’ai réussi à me faire peur au point d’allumer toutes les lumières de l’appartement de mes parents, même en pleine journée.

Qu'est-ce que tu aimais lire plus particulièrement quand tu étais adolescente ?

Des livres dont on est le héros, des histoires de vampires ou de créatures sanguinaires et des enquêtes policières.

Etais-tu comme me le confiait Franck Thilliez une fan de films d'horreur, et si oui lesquels ?

J’adorais ça ! Les Freddy, les Massacres à la tronçonneuse, les Vendredi 13 ont « bercé » ma jeunesse. Puis est venu le temps des films comme Se7en (de David Fincher), plus subtil dans l’horreur. Suggérer plutôt que montrer.

Comment t'es-tu mise à écrire ?

Tout a démarré à l’école. Lorsque la maîtresse annonçait une rédaction, j’étais la seule à sauter de joie. Mes doigts ont toujours été attirés par les crayons et le papier, mais l’écriture n’a pas été tout de suite une évidence. J’ai d’abord commencé par le dessin qui avait la faculté de canaliser mon trop plein d’énergie. Ensuite est venu le trop plein d’idées. La suite, tu la devines.

Est-ce que tu te souviens de la première histoire que tu aies écrite ? Quelle en était le titre et l'intrigue ?

J’étais au collège. Il s’agissait d’une ébauche d’histoire de Mafia qui n’a jamais connu ni fin, ni titre. J’ai longtemps écrit sans jamais vraiment terminer mes histoires. La première intrigue que j’ai achevée au terme de presque deux ans était une sorte de Big Brother. Une Loft Story version noir. Je l’ai terminé quelques mois avant que le vrai Loft ne soit diffusé sur les écrans de télé en France (sur M6 en 2000) et il s’intitulait Dis-moi comment tu joues.

A côté des romans que tu as déjà publiés, tu travailles aussi... Comment t'organises-tu ?

Je gère un garage avec mon mari. Question organisation, c’est simple, je bosse toute la journée et le soir, quand tout est fini et que les enfants sont couchés, j’écris. Pas compliqué, mais épuisant parfois.

Où écris-tu ?

Au bout de la table de la salle à manger ou sur le comptoir de la cuisine, j’ai pris cette habitude quand mes enfants étaient plus jeunes. Histoire de pouvoir taper une ou deux lignes entre la préparation du repas et la surveillance des monstres. Sachant que le bruit ne me dérangeait pas pour écrire, je ne voulais pas me couper du reste de la famille. Maintenant qu’ils sont autonomes, c’est différent. J’envisage même l’achat d’un GRAND bureau pour étaler mon bazar.

As-tu une pièce spéciale ? Des habitudes ? Des rites ?

Bientôt dans ma nouvelle chambre. Pas d’habitudes, pas de rites, mais parfois une pâtisserie et un thé.

Est-ce que tu travailles en musique ?

Non, mais la musique que j’écoute en amont, peut venir enrichir mes écrits.

Te fixes-tu des règles spéciales d'écriture, genre pas de phrases de plus de 10 mots, pas de verbe "être" ?

Absolument pas. Mes doigts et mon cerveau se sont mis d’accords sur une seule chose, ECRIRE.

D'où te viennent tes intrigues ? De ton quotidien ? Autre chose ?

Mes histoires partent parfois de certains détails ou situations ponctuelles de la vie, d’associations de mots, de flashs visuels… Je dois t’avouer que la source de mon inspiration reste encore pour moi un grand mystère.

As-tu besoin de beaucoup te documenter ?

Cela dépend de la thématique. Je l’ai beaucoup fait sur la cécité pour mon premier ouvrage (Confiance Aveugle, sortie en 2010). Et pour le cinquième, j’accumule des tonnes des papiers sur les pervers. Sinon, je travaille au feeling.

Comment construis-tu tes personnages ? Te sont-ils inspirés par des personnes réelles, et dans ce cas le leur dis-tu ?

Même si j’utilise parfois des prénoms de mon entourage, je m’éloigne au maximum des personnes que je connais que ce soit sur le plan physique ou comportemental. Mes héros sont des personnes lambda qu’on pourrait tous avoir comme voisins. Je peux juste te dire que j’utilise mes traits de caractère pour les aspects les plus négatifs.

Tu as déjà publié trois romans... Quel sera le sujet de ton quatrième ? As-tu déjà un titre ?

Mon 4ème accouchement est prévu pour la fin d’année, mais le papa (Sixto Editions) et moi avons encore un problème pour le prénom. Quant au sujet, je vais emmener le lecteur en croisière sur la méditerranée, mais tu te doutes bien que ça va mal tourner. Quand les drames du passé se répètent …

Est-ce que tu lis du polar, du roman noir, ou du thriller, et dans ce cas, vers qui vont tes préférences en France, à l'étranger ? Que lis-tu en ce moment ?

Je suis plutôt portée sur le thriller et le roman noir. Plus jeune, je ne lisais que des auteurs américains Dean Koontz, Stephen King, Mary Higgins Clark (oui, j’avoue !) et puis j’ai découvert de magnifiques plumes françaises dont celle de Franck Thilliez. C’est avec La chambre des morts que j’ai eu ma première révélation, La Forêt des ombres n’a fait que confirmer mon attachement à cet auteur et à son univers. Je suis très en retard dans mes lectures, et j’ai opté pour quelques livres audio pour avancer lors de mes déplacements pro. En ce moment, c’est Angor (toujours de Franck Thilliez) qui m’accompagne. Mais sur ma table de chevet, il y a du Claire Favan, du Jacques Saussey et du Ivan Zinberg qui attendent leur tour. Je ne te parle pas des dizaines d’autres qui patientent, cachés sous mon lit.

Est-ce que tu as une opinion sur les femmes auteures de polar ou trouves-tu cette question sans objet ?

Les femmes auteures de polars se remarquent plus facilement car moins nombreuses, mais il ne faut absolument pas les classer dans une catégorie à part. Je trouve qu’on souffre encore de certains préjugés : tu es une femme, tu écris de horreurs, tu as des choses à expulser … Non, on a simplement autant d’imagination que les hommes, et nous vivons dans le même monde donc sujettes aux mêmes stimulis qu’eux sauf qu’on l’exprime différemment.

Quand tu n'écris pas ou tu ne gères pas un garage automobile, que fais-tu ? Du sport, de la couture ou du Tae Kwan-Do ?

Le sport : faut que je reprenne !

La lecture : de façon décousue, mais ça va j’ai une bonne mémoire.

La photo : momentanément interrompue.

Sinon cette année, j’ai obtenu un Master + en gestion de planning de salons et de compétitions de mes deux sportifs de gamins. D’ailleurs, je milite pour des journées de 36 heures pour me simplifier les semaines et un jour supplémentaire entre le samedi et le dimanche.

Propos recueillis via mail (fin avril 2015) par Frédérick Rapilly

Sandra Martineau : « Mon premier souvenir marquant ? Amityville ! »

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